présentation

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# Posté le vendredi 08 décembre 2006 21:57

le "pulp"

Curieusse destinée que celle de Pulp Fiction qui, bien que s'appuyant sur une culture par essence jetable, est devenu au fil des années une référence. Structure narrative lâche et bâclée par essence, en tout point contraire à ce qui constitue l'âme du polar.
La revendication du "pulp" n'est à priori pas flatteuse pour Tarantino, car elle qualifie indirectement son travail comme jetable. Le réalisateur choisi en effet de rendre hommage aux petites revues bon marché, spécialises dans la série noire abondamment vendues aux Etats Unis au début du siècle dernier.
L'interet du "pulp" et la raison de l'admiration que Tarantino et d'autres vouent cette production "bassement" mercantile est d'avoir offert leurs premières armes à de futurs grands noms de la littérature américaine, et surtout de contenir parfois une idée, une situation ou un personnage qui suffiront à ériger l'histoire.
Si Pulp Fiction avait été un véritable "film pulp" aurait-il reçu la Palme d'Or au festival de Cannes 94 ?
le "pulp"
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# Posté le vendredi 08 décembre 2006 22:12

Modifié le vendredi 08 décembre 2006 22:55

le style Tarantino

Pulp Fiction donne l'occassion à Tarantino de jouer les contres emplois. Ainsi John Travolta sort de l'ornière "has been" dans laquellle Hollywood l'avait enfermé en souvenir de la Fièvre du samedi soir. Succède alors un quadragènaire ventripotent shooté à l'héro, le cheveu gras et a la morale douteuse. De meme pour Bruce Willis qui troque le sauvetage du Monde pour celui d'une montre paternelle transmise d'anus en anus.
De L. Jackson, à Tim Roth, de Tarantino lui même à Harvey Keitel, tous sont les héros de leur propre scène, voire d'une réplique, et porte le film vers des sommets.
Tarantino n'est pas le réalisateur d'une seule scène; chaque séquence est assumée comme étant la plus importante du long métrage. En dépit de l'ordre non chronologique des séquences et de ses choix de mise en scène complexes, l'ensemble est non seulement cohérent, mais révèle le style et la vision de Tarantino. Sa signature ne suit pas simplement les courbes de sa mise en scène ou le rythme des musiques qu'il choisit pour 60% avant même d'écrire les scénarii, mais offre aussi tout un assortiment de détails qui traduisent un certain fétichisme sentimental chez Quentin Tarantino.
le style Tarantino

# Posté le vendredi 08 décembre 2006 22:37

tout est dans le détails

Divers accessoires ou figurants du film s'intègrent dans la constellation des ses affinités, lesquels recoupent et regroupent tous les films qui leur sont liés. En maitre absolu du monde qu'il a créé, Tarantino transporte les objets et personnages de son choix d'un film à l'autre, assurant ainsi une cohésion (inédite) de son univers, essentielle pour les fans.
Les référents culturels de Tarantino se partagent entre sa culture officiel, et une autre plus officieuse, intime. Cela va du nom de sa petite amie de l'époque (inscrit sur une moto), un voyage à Amsterdam (ville où il écrivit Pulp Fiction) évoqué par un personnage, à une marque de cigarettes ou de corn flakes. Ces tous ces détails, ces anecdotes dans les dialogues qui confère à cet univers sa cohésion et son charme incomparable.
tout est dans le détails
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# Posté le vendredi 08 décembre 2006 22:51

Vincent Vega

Vincent Vega
Vincent Vega est supposé être le frère de Victor Vega qui n'est autre que Mr Blonde dans Reservoir Dogs. Tarantino avait même évoqué la possibilité de les faire se rencontrer à l'écran dans un long métrage intitulé The Vega Brothers.

# Posté le samedi 09 décembre 2006 09:39